Sélectionner une page

On ferme l’une des plus belles années du dub à Montréal et une des plus belles années du Pull-Up Selecta. Et pour conclure 2017 en beauté, on a la chance d’accueillir trois artistes de qualité. Le samedi 2 décembre, O.B.F, Sr Wilson et Von D seront présent à la Pull-Up Selecta #14. Histoire d’en savoir plus sur l’un des plus emblématiques sound-system européens, on a jasé un peu avec Rico d’O.B.F Sound System.

O.B.F qu’est ce que ces 3 lettres signifient ?
ORIGINAL BASS FOUNDATION

Dans la constellation des sound-system européens, dans l’océan d’artistes dub du vieux continent, O.B.F est devenu une référence. Comment tu expliques ça ?
On a eu la chance d’arriver juste avant toute cette nouvelle génération de sound system et de producteurs.
Quand j’ai commencé à produire des sons sur machine au début des années 2000, on était seulement une poignée en France et en Europe.
J’ai été influencé par beaucoup de genres mais j’ai su créé un style propre à O.B.F, du coup on a pu se démarquer facilement du reste de la masse. L’identité d’un sound est essentiel pour un sound system qui veut grandir. On a eu la chance d’être épaulé par Iration Steppas, qui a toujours été là pour promouvoir notre musique, mais aussi par les tontons lyonnais High Tone qui ont été aussi présent pour promouvoir notre musique.

Y a t’il eu un déclic, une date, une collaboration, une release, qui a fait des ces trois lettres sont devenues une référence dans le monde du dub ?
Le jour ou des sounds que tu apprécies depuis longtemps te demande des morceaux pour les jouer en soirée, ou alors le jour ou on a été booké pour jouer en Angleterre avec notre sound system. En tant que frenchie c’est très important d’être accepté par la scène anglaise, elle est en majeur partie à l’origine de l’évolution de notre musique.
Mais en fait généralement ce déclic c’est le public et les autres sounds qui le décident, c’est eux qui décident si oui ou non tu peux être une référence.

Les mélomanes qui apprécient vos releases, aimeraient certainement voir plus de sorties, plus régulièrement. Est-ce une volonté de raréfier votre son, ou tout simplement par manque de temps et la succession des concerts ?
On aimerait sortir beaucoup plus de morceaux, mais ce n’est pas une fin en soi. On aime garder certains morceaux exclusifs, les réserver seulement pour nos sessions. Cela donnent un attrait supplémentaire. Il y a des morceaux que tu pourras écouter seulement à nos soirées.
Mais on prépare aussi plein de choses, on commence à se structurer de plus en plus du côté du label pour préparer le terrain des releases.

On le voit, les artistes et les sorties qui fonctionnent bien sont souvent un habile mélange entre électro et dub jamaïcain. Le deep dubstep est un sous-genre qui se porte bien et le dub/steppa est sur la map. Est-ce qu’O.B.F s’inscrit dans cette mouvance musicale ?  
Notre style oscille entre nos influences et nos créations du moments, qui sont en perpétuelle evolution.
Le reggae et la technique de mix DUB est la base de notre musique, aprés libre a nous de choisir comment on va le faire évoluer et libre à vous de choisir comment l’appeler. Words & Bass peut-être? peut-être pas…
Mais il est vrai qu’on a commencé avec des productions plus axées UK roots et dub. Notre dernière production est un morceau rub-a-dub avec Sr. Wilson, mais toujours en gardant cette petit touche O.B.F, raw mix.

Comment se porte la scène dub en Europe ? Comment vois-tu l’avenir ? Quels sont les enjeux pour que le mouvement reste en forme ?
La scène dub en Europe se porte très bien, on voit de plus en plus de dub. Même si le mot dub n’est pas toujours utilisé à bon escient, je trouve ça plutôt bien, n’en déplaise à certaines personnes.
Pour moi, le fait qu’il y ait de plus en plus d’événements qui rassemblent un maximum de monde est postitif et permet de faire découvrir une culture, un style musical unique, à des personnes qui ne se seraient peut-être pas interessées au reggae/dub ou à d’autres expérimentations musicales comme il peut y avoir pendant nos soirées.

Tu es déjà venu jouer à New York mais selon nos sources, jamais au Canada. Que sais-tu du reggae/dub en Amérique du Nord ?
Shanti D et moi, sommes venu à New York avec Dub-Stuy en compagnie de notre famille écossaise, les Mungo’s Hi-Fi, mais nous ne sommes jamais allé au Canada.
Ce que je sais du Canada? Je sais simplement que de nombreux producteurs jamaïcains s’y sont installés, que des labels comme King Culture sont une référence. Vous avez aussi vos légendes comme Snow ou Whitey Don, Je connais aussi Poirier, que j’ai croisé pas mal de fois en Europe. Ah oui, et je connais aussi les soirées dub at the pub de Calgary car le promoter Selector Al est un habitué des sessions Stand High / O.B.F en France.
Le reste je le découvrirai sur place.

Avez-vous un message pour les Montréalais ?
On est trop chaud pour Montréal!!! La première c’est toujours special nan??
On vient à Montréal pour faire un séssion O.B.F style et on est enchanté de découvrir votre ville, votre vibe et vos massives !!!