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Ça fait un bon bout de temps qu’on connait et qu’on suit les gars de Qualité de Luxe. Un bon bout de temps qu’on respecte le travail de ces artistes, qu’on collabore avec certain d’entre eux, en particulier Dj Kyou, l’homme derrière le Groove Nation et les soirées Drop the Riddim notamment. Nous sommes particulièrement heureux pour nos trois ans d’accueillir les instiguateurs de l’une des soirées les plus remuantes de la métropole. Les soirées Pull-Up Selecta et Qualité de Luxe partagent quelques points commun. La danse qui est au coeur des deux événements, une vibe qui tire ses racines musicales dans la chaleur des iles Caraïbes et une fibre multi-culturelle empreinte de respect et d’ouverture sur le monde. On avait envie de leur poser quelques questions sur l’aventure Qualité de Luxe. Poirier a accepté de s’y coller.

Vous venez de fêter vos 3 ans d’existence. Faisons un retour en arrière, racontez-nous comment l’idée vous est venue? Comment tout cela a commencé?
Ça tout d’abord commencé avec Kyou et moi qui avons fait quelques soirées ensemble fin 2013 aux Bobards. La chimie entre nous opérait bien et en janvier 2014 on s’est dit qu’on trouverait un vrai nom et c’est comme ça que la soirée Qualité de Luxe est officiellement née. Puis, en septembre 2014, Mr. Touré! s’est joint à nous et depuis nous sommes les trois DJs de la soirée. Il faut aussi mentionner Le Courtois qui fait partie de l’équipe et qui est essentiel à la chimie de la soirée. Enfin, Rupert Bottenberg et Over The Breaks sont derrière nos flyers et notre imagerie, on trippe sur ce qu’ils font.

Êtes-vous satisfait du chemin parcouru? Qu’est-ce qui a fait le succès des soirées Qualité de Luxe?
C’est une soirée dansante où on peut entendre de l’afropop, du soca, du dancehall en passant par du kompa, de l’afrohouse et plusieurs autres genres musicaux. Bref, on mise sur la diversité que ce soit musical ou culturel. C’est vraiment important pour nous d’avoir une soirée inclusive où les gens se sentent bien et peuvent danser comme bon leur semble. Après avoir débuté la soirée aux Bobards, l’avoir amené à La Marche à côté et enfin de l’avoir bougé vers le Artgang, qui est maintenant notre maison depuis un bon bout de temps, on a parcouru du chemin. La soirée a trouvé son beat et son public. Tout ça s’est fait progressivement. Les gens ont découvert la soirée peu à peu, le bouche à oreille à été très important.

Quels sont les plans d’avenir pour Qualité de Luxe?
On continue ce qu’on a commencé et de faire la soirée à chaque mois au Artgang est notre priorité. Par ailleurs, nous sommes très content d’aller rejouer à Toronto le 15 avril en mode Qualité de Luxe. Nous avions joué l’année passée à Toronto et ce fut magique. Ça nous démangeait d’y retourner. Aussi, on aura bientôt des casquettes Qualité de Luxe – en plus des t-shirts qu’on a déjà.

Est-ce que Qualité a fait du chemin musicalement depuis la première soirée ou est-ce que c’est à peu près la même ambiance musicale?
Ça reste la même base et la même ambiance, mais c’est sûr que chacun de nous évoluons à travers les années. Par exemple, je peux dire que depuis que nous sommes au Artgang on se laisse aller un peu plus souvent à jouer de l’afrohouse. Avec un bon gros système de son c’est plus facile de jouer des trucs deep.

Vous jouez avec Pull-Up Selecta le vendredi 31 mars au Divan Orange, pourquoi avoir accepté l’invitation et que nous réservez-nous pour cette soirée?
Parce que tout en ayant notre rendez-vous mensuel, nous aimons aussi jouer dans d’autres contextes. Je pense qu’on va jouer plus reggae / dancehall qu’à l’habitude, mais ça reste à voir. On joue tout le temps selon l’ambiance du moment, y’a rien de prédéterminé.